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Rapport d'observation: Election présidentielle du Gabon
ELECTION PRESIDETIELLE DU GABON
Dimanche 30 Août 2009

 

I-    LA PERIODE PRE-ELECTORALE

     Les observateurs du GERDDES AFRIQUE ont visités beaucoup de centres de distribution de cartes d’électeurs où il y a eu des informations selon lesquelles les populations s’intéresseraient très peu au retrait des cartes d’électeurs. Sur le plan médiatique, il y a eu un déséquilibre notoire entre les candidats dans les média publics. Par ailleurs, en dehors de la programmation des interventions de tous les candidats sur les chaînes publique, certains ténors ont exploités leurs propres chaînes de télévision pour renforcer leur campagne.


II-    LE SCRUTIN

A/BUREAU DE VOTE
     La plupart des bureaux de vote n’ont pas ouvert à l’heure, certains n’ont pas ouvert du tout. D’autres bureaux ont ouvert dans l’après midi.
     La plupart des membres des bureaux de vote étaient en retard ou absents, certains bureaux étaient parfois incomplets. Ce qui a amené les représentants de la Commission électorale à procéder à des redéploiements. En dépit des formations données à ces membres, leur compétence était approximative. Les représentants des candidats eux non plus n’étaient pas tous présents dans les bureaux de vote ; toutefois le nombre présent permettait en tout cas un équilibre de représentation entre l’opposition et la majorité.

B/LISTE ELECTORALE
     Pour ce qui concerne les listes électorales, elles étaient disponibles même s’il est à noter que les électeurs étaient nombreux à n’avoir pas retiré leur carte d’électeur. Beaucoup de cartes sont donc restées empilées dans les bureaux de vote. Il nous a été aussi signalé des cas où des détenteurs de cartes d’ électeur n’avaient pas leur nom sur la liste électorale et vice-versa.

C/MATERIEL ELECTORAL
     Quant au matériel, il était au complet. Presque partout des isoloirs étaient en place dans les salles de classes qui servaient de bureaux de vote. Sur les urnes, il y avait une controverse en ce qui concerne la position des scellés et des cadenas. Ce qui dénote d’une assimilation approximative de la formation donnée au personnel. S’agissant de l’encre, il était très difficile de dire que celle utilisée était vraiment indélébile dans la mesure où ; dans la plupart des bureaux seul l’encreur réservé au cachet était utilisé pour relever l’empreinte des votants au détriment de l’encre supposée indélébile.

     Il est à noter que dans certains bureaux, il n’y avait pas d’autre facilité d’éclairage en dehors de la lumière du jour, empêchant ainsi les opérations électorales de se poursuivre après le coucher du soleil.
Il faut aussi noter que les bulletins de vote étaient en quantité suffisante sauf que la procédure d’identification (les trois signatures requises des membres du bureau( ne pouvait qu’aggraver la lenteur du processus. Ce qui explique que le temps moyen passé dans le bureau par un électeur soit de cinq à dix minutes.

D/LE VOTE
     Le vote à l’intérieur des bureaux était libre, sans contrainte apparente ; mais la présence des militaires à l’entrée et quelques fois à l’intérieur des bureaux peut paraître intimidante pour les électeurs non avertis.

E/LE DEPOUILLEMENT
     Le dépouillement auquel nous avons assisté s’est  passé en présence des membres des bureaux, des représentants des candidats, et de nombreux Observateurs qui suivaient le dépouillement à partir des ouvertures extérieures (fenêtres).
Le processus bien que lent paraissait transparent et en tout cas, non contesté par les parties présentes.

F/COMPILATION DES PROCES VERBAUX DE DEPOUILLEMENTS
     L’observation du GERDDES AFRIQUE n’a pas couvert la compilation des procès verbaux de dépouillements ; cette opération ayant été effectuée par la commission électorale et ses démembrements ultérieurement et en dehors des bureaux de vote.

-APPRECIATIONS GENERALES

     Le vote peut être considéré comme transparent, libre et crédible puisqu’à ce stade de la procédure qui n’inclut pas la compilation des procès verbaux de dépouillement et la proclamation des résultats, aucune preuve de fraude massive n’a été observée, même si on doit considérer que la participation au scrutin a été moyenne dans les bureaux visités dans  la capitale Libreville. Ce qui n’est que la conséquence des manquements précités.

     Cependant, le système pourrait être amélioré par une meilleure programmation des différentes opérations préélectorales et électorales (formation du personnel, stockage du matériel, disponibilité du personnel et supervision adéquate). En ce qui concerne la communication avec les bureaux de vote, elle devra être améliorée pour permettre aux gestionnaires des élections à divers niveau, de communiquer en temps et en heure pour apporter des solutions immédiates aux difficultés rencontrées dans les bureaux des vote.

Pour le GERDDES Afrique

 

Me A. S. Alao
 
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